HISTOIRE ET PATRIMOINE

 fontenayGF     UN PEU D'HISTOIRE

Il faut remonter au IXème siècle pour comprendre la signification du nom du village « Fontenay » qui vient de « Fontadinum », déformation du latin «Fontana» désignant un lieu où jaillissent des fontaines.

 

La terre de Fontenay est citée pour la première fois en 832 par Hilduin, abbé de Saint-Denis, au sujet des redevances dues à son abbaye. Cette seigneurie fut offerte en 978 à l'abbaye Saint-Père de Chartres par la Comtesse Ledgarde, cousine germaine d'Hugues Capet et veuve de Guillaume Longue-Epée, duc de Normandie, puis de Thibault le Tricheur, comte de Chartres.

 

C'est à la mort de la Comtesse Ledgarde en 981 que Fontenay prit alors le nom de Fontenay-Saint Père, propriété de l'abbaye pour la différencier des autres Fontenay.

 

Le pape Pascal VI confirme cette donation par une bulle du 7 janvier 1106. Les moines de cette abbaye devenant ainsi les seigneurs et patrons de Fontenay que l'on avait pris l'habitude de qualifier de Saint-Père, altération populaire de Saint-Pierre.

 

Ce sont les moines qui firent édifier l'église Saint-Denis.

 

En 1155, Louis VII, à son retour de pèlerinage, confirme les privilèges et les droits de commune à la paroisse et jusqu'à la Révolution, le fief passe entre les mains de nombreux seigneurs.

 

En 1708, René Jouenne, seigneur d'Esgrigny, acheta la seigneurie de Fontenay à l'abbaye Saint-Père de Chartres. Souhaitant disposer d'une demeure correspondant à son rang, il fit édifier le château du Mesnil. Il vendit le domaine en 1730 qui passa
de main en main. Il appartient aujourd'hui aux héritiers des derniers châtelains du Mesnil.

 

La population était autrefois agricole et ouvrière, alternant entre travaux des champs et maçonnerie. Il existait alors de petites exploitations familiales et de grosses entreprises de salariés agricoles se consacrant principalement aux cultures céréalières et viticoles. Si la majeure partie des activités se concentre désormais dans les usines de la vallée de Seine, la population a conservé son caractère rural.

 

Le village de Fontenay-Saint-Père est fort de son histoire moyenâgeuse dont il reste de nombreux édifices (l'église Saint-Denis, le château du Mesnil, les lavoirs) et corps de ferme.

 BLASON de FONTENAY-SAINT-PERE

La fontaine centrale et les ondes évoquent l'origine de Fontenay et ses nombreuses sources, tandis que les épis de blé symbolisent la principale culture du Vexin.
Les ornements extérieurs, l'épée en pal qui traverse le blason de bas en haut et les clés disposées en sautoir pour reproduire la forme d'une croix, dite de Saint-André, sont une allusion directe aux armes de l'abbaye Saint-Père de Chartres dont Fontenay-Saint Père porte le nom.
Ces ornements sont surmontés d'une couronne murale à trois tours qui est le symbole repris par les villes depuis l'empire.

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L'EGLISE Saint-Denis

De tout temps le patron de la paroisse de Fontenay Saint Père fut Saint Denis évêque du III ème siècle martyr de Paris. Une statue du saint datant du XIV ème siècle est vénérée dans l'église.
L'église de Fontenay se compose d'une nef flamboyante à trois vaisseaux étroits, dont la voûte a été refaite au XVIe siècle, d'une charpente encore visible dans les combles, et d'un chœur roman avec abside polygonale à trois pans. Le clocher du XIIème siècle est éclairé sur chaque face de deux baies en plein cintre.
En 1824, Louis Lepeltier de Rosanbo, conseiller municipal en 1804 , fait Pair de France à la restauration puis maire de Fontenay Saint Père et son épouse offrirent la nouvelle cloche de l'église Saint-Denis .
Elle fut baptisée « Louise-Henriette » des prénoms de ses donateurs et rythme toujours la vie de la paroisse.
La façade de l'église a été refaite en 1885.

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Saint Denis (en bois, XIV°)

La présence d'une statue de Saint Denis dans l'église paroissiale s'explique par la dépendance à Hilduin, abbé de Saint-Denis, premier évêque de Paris, martyrisé à Montmartre au III° siècle.

Sainte Anne (statue en pierre polychrome, XVI°)

La mère de la Vierge enseigne à Marie les Saintes Ecritures.

Sainte Barbe (pierre polychrome, XVI°)

Patronne des maçons, des artificiers et des pompiers. Croyante et d'une grande beauté, son père païen l'enferme dans une tour. Dénoncée, elle est martyrisée au IIIème siècle.

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Croix de Boisfremont: (Patrimoine religieux de Fontenay-Saint-Père, datant du XIIIème siècle - Place du Moutier)

 

La croix de Boisfremont se situe près de la porte de l'église, scellée au sol.
Il s'agit d'un élément de type croix de malte antique du Vexin.
Les quatre branches sont égales et élargies aux extrémités, entièrement séparées l'une de l'autre et reliées entre elles, à leur base, par une sorte de contrefort. Sur la branche supérieure, au-dessus du croisillon, subsiste une croix gravée. Ce petit monument est initialement enterré jusqu'au niveau des bras latéraux et s'élève ainsi à peine à cinquante centimètres au-dessus du sol.
Située au niveau d'un carrefour formé par deux chemins de terre, la croix aurait autrefois servi de limite entre les territoires de Guitrancourt et de Fontenay-Saint-Père.

 

  

Sculpture et banc

 Devant l'église, se trouve un banc circulaire en maçonnerie dont le dossier sert de bac à fleurs
L'ensemble est surmonté d'un motif décoratif en fer forgé.
Cette construction est réalisée à l'emplacement de la croix de l'ancien cimetière. Celui-ci fut transféré en 1865 sur un terrain situé aux Vaux

FONTAINES, SOURCES ET LAVOIRS


Le lavoir Léon-Andrieux


Selon la date gravée sur l'un de ses murs, ce lavoir a été construit en 1886. Tout en longueur, en contrebas de la rue Léon-Andrieux, il est aménagé sur le cours du Ru de Fontenay qui coule en continu. Il comporte une seule rangée de pierres à laver et s'appuie sur un mur de pierres. Cinq poteaux de bois soutiennent sa charpente en bois et son toit en appentis est couvert de tuiles mécaniques. On y accède par des dalles posées sur le dessus du Ru.


Le lavoir du Saussaye


Ce lavoir, construit vraisemblablement entre 1870 et 1871, a deux bassins : le bac de lavage et le bac de rinçage. Il conserve encore ses pierres à laver. Construit en contrebas, il est accessible via quelques marches. La partie de travail couverte de tuiles plates, sa toiture étant soutenue par de robustes poteaux de bois.


Le lavoir du Grez


Alimenté en eau par le Ru de Fontenay qui prend sa source au Nord de la commune, au dessus du Château du Mesnil. Il s'écoule et forme un étang dans le parc du Château, vaste réservoir, puis, arrose la vallée qui porte son nom. Son débit a permis d'actionner pas moins de trois moulins : la grande vallée, le moulin de la Mairie et le moulin des près. A une centaine de mètres, il reçoit deux affluents, le ruisseau des marais sur la rive droite et le ru Mian sur la rive gauche.


Le lavoir de la Grenouillère


Longtemps la lessive s'est faite au bord des rivières et des ruisseaux sur une pierre inclinée ou une simple planche. Mais au XIX siècle épidémies et pollutions industrielles sont nombreuses. En 1832, par exemple, la commune de Fontenay-Saint-Père enregistre 14 victimes du choléra. L'hygiène devient un enjeu de santé publique. Par la loi du 3 février 1851, sous Napoléon III, l'assemblée législative vote un crédit spécial pour subventionner à hauteur de 30% la construction d'établissements de bains et lavoirs publiques.


Le lavoir de la Grande Vallée


Après 1850, il y a des lavoirs dans toute la France. Ils sont tels que nous les connaissons aujourd'hui : aménagés, couverts, transformés en bâtiments fonctionnels. Le nombre de lessiveuses augmente fortement durant la première moitié du XXème siècle. Cependant leur utilisation est progressivement abandonnée au cours du XXème siècle avec l'arrivée de l'eau courante et de l'électroménager. Le premier brevet des machines à laver manuelles actionnées par une manivelle est déposé à l'institut national de la propriété industrielle en 1904.


La Corvée


Un abreuvoir a été construit à cet endroit. Les animaux de l'ancienne ferme de la Grange Dîme s'y sont désaltérés jusqu'au début du XXème siècle. Aujourd'hui, c'est une curiosité du village. En haut de quelques marches, il est appuyé contre un mur de pierres du Vexin. Ses arrondis en arc de cercle et une pierre centrale détachée sont remarquables.

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UN CHAR TIGRE DÉCOUVERT À FONTENAY-SAINT-PÈRE

 Un char allemand découvert à Fontenay-Saint-Père (78), un char Tigre a été repéré, enfoui sous une route de Fontenay-Saint-Père. Bruno Renoult, qui travaille depuis des années sur les combats de la deuxième guerre mondiale dans le Mantois, a débuté des fouilles avec quelques autres passionnés. Ils ont découvert sous terre des morceaux impressionnants de ce char. Ils espèrent maintenant obtenir le soutien du département pour dégager les restes, prisonniers sous la route.

Après avoir obtenu l’autorisation du maire de la commune et de la DDE pour sonder le site ; Bruno Renoult, aidé par un agriculteur qui a fourni une pelleteuse, a commencé à creuser. La découverte est énorme, car si le char a été visiblement dynamité avant d’être enterré, il semble que l’on puisse le reconstituer. Il ne reste que quelques exemplaires dans le monde de ce char Tigre Royal, dont un est conservé en état de marche à Saumur. Selon l’historien, au moment des combats, le char est tombé et s’est renversé dans un cratère de bombe. Puis il aurait été poussé à l’intérieur pour dégager le passage. Déjà le découvreur de ce char et ses amis ont commencé à le reconstituer à partir des éléments découverts. Ils espèrent aujourd’hui que le département sera sensible à cette découverte et permettra de nouvelles fouilles. Car l’ambition de Bruno Renoult est de se servir de ces vestiges pour la construction d’un mémorial à la mémoire de la centaine de soldats américains, tués dans cette partie du Vexin, lors des violents combats de la Libération.

Le 14 Juin prochain, Mr le Maire accompagné d'un architecte des bâtiments de France se rendreront à Marcilly S/eure afin de rencontrer un expert en remise en état de char.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés.....